La lecture est ma passion et elle ne s'arrange pas avec l'âge pour mon plus grand plaisir.
Quatrième de couverture :
"Léo est devenu vieux. Les vieux oublient, s'étouffent, font répéter, voient trouble, tombent, n'en veulent plus, en veulent encore, ne dorment plus la nuit, dorment trop le jour, font des miettes, oublient de prendre leurs médicaments, nous engueulent tant qu'on serait tenté de les engueuler à notre tour, pètent sans le savoir, répondent quand on n'a rien demandé, demandent sans attendre de réponse, échappent puis répandent, ont mal, rient de moins en moins, gênent le passage, s'emmerdent, souhaitent mourir et n'y parviennent pas..."
À la retraite, le narrateur décide d'adopter Léo, 99 ans, que rien ne prédestinait à venir s'installer chez lui. C'est le début d'une grande aventure, faire de tour petits riens. De silences qui veulent dire beaucoup, de tendresse, de rires pour conjurer le déclin... Mon vieux et moi, est-ce que ça peut durer toujours, comme dans les romans d'amour ?
Mon avis :
En 86 pages l'auteur réussit à faire passer beaucoup de sentiments au travers de la relation du narrateur avec Léo.
Le narrateur adopte Leo qui est attachant, toujours content et plein de petites attentions pour son 'père adoptif'.
Mais Léo chute et après son séjour à l'hôpital il n'est plus le même, son état se dégrade, il n'a plus toute sa tête. Le narrateur explique tous ces petits riens qui font que la vie avec Léo devient bien difficile.
Le relation entre ces deux personnes est attendrissante et m'a touchée, mais j'ai trouvé ce livre bien trop court et du coup je suis un peu déçue, même si beaucoup de sujets sont abordés j'aurais aimé que cela soit plus approfondi.
Je ne sais pas quel est l'âge de la retraite au Québec mais le narrateur a un demi-siècle de moins que Léo qui a quatre-vingt-dix-neuf ans, ce qui veut dire qu'il est à la retraite à quarante-neuf ans ????? Même dans la fonction publique (comme le narrateur) cela est étonnant.
"Lorsque j'ai accueilli Léo chez moi, les amis ont cru que je n'allais pas tenir, que j'allais le retourner avec le hamster. Mais dès leur première visite, ils sont étonnés et s'exclament qu'il est formidable. Je ne peux m'empêcher de demander s'ils pensaient voir un monstre." p.25
Livre emprunté à la