27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 16:59

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Quatrième de couverture :
Haaa, astronaute ! 

Si ça, c'est pas un métier qui épate la galerie ! 

Que l'on rêve d'en être un ou que l'on fasse une poussée d'eczéma rien qu'en voyant une fusée décoller à la télé, nous aurions tous mille questions à poser à un astronaute. 

Pourquoi lui ? Comment se prépare-t-il ? A-t-il peur ? Qu'en pense sa famille ? Pourquoi fait-il ça ? En a-t-il l'étoffe ? 

À travers les sept ans d'entraînement de Thomas Pesquet, venez, entrez dans le monde de ces hommes et de ces femmes dont le bureau est une station spatiale.

 

Mon avis : 
J'ai suivi la page de Thomas Pesquet sur Facebook pendant son voyage dans l'espace pendant six mois en 2016-2017. Les photos de différents endroits de la terre étaient vraiment très belles.

Et puis j'ai eu l'occasion de recevoir cette BD, enfin au départ ce n'était pas sûr que ce soit celle-là (mais j'ai croisé fort les doigts).

Cette belle BD est vraiment très intéressante car je n'imaginais pas tout le travail qui avait effectué en amont de ce voyage durant des années par les astronautes et tout ceux qui gravitent autour d'eux.
Marion Montaigne a réalisé un énorme travail et le résultat est vraiment réussi.

Je qualifierais cette BD d'instructive et drôle. Et heureusement qu'elle est drôle sinon cela aurait pu rapidement être assez indigeste pour moi qui ne suis pas du tout une scientifique.

Beaucoup d'humour, qui commence d'ailleurs dès la couverture et qui se poursuit durant toute la lecture. 

Je ne suis pas super fan du dessin mais tout le reste est vraiment très très bien.

 

Merci à Priceminister (ici)

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 14:23

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Quatrième de couverture :
La librairie de la place aux Herbes à Uzès est à vendre ! Nathalie saisit l'occasion de changer de vie et de réaliser son rêve. Devenue passeuse de livres, elle raconte les histoires de ses clients en même temps que la sienne et partage ses coups de cœur littéraires. 

Elle se fait tour à tour confidente, guide, médiatrice... De Cloé, la jeune fille qui prend son envol, à Bastien, parti à la recherche de son père, en passant par Tarik, le soldat rescapé que la guerre a meurtri, et tant d'autres encore, tous vont trouver des réponses à leurs questions. 

Laissez-vous emporter par ces histoires tendres, drôles ou tragiques qui souvent résonnent avec les nôtres. 

Quand les livres inspirent et aident à mieux vivre...

Mon avis : 
A travers ce livre, j'ai fait un petit voyage à Uzès et sa place aux Herbes qui m'a ramenée presque vingt ans en arrière. C'était l'été avec nos quatre petits en camping, il faisait beau et chaud, que de souvenirs ....

Mais revenons à nos moutons et à la librairie acquise par Nathalie.
Ce roman se lit comme un recueil de nouvelles puisque Nathalie nous raconte neuf de ses clients/lecteurs. Des histoires de vie, de famille, d'amour, de voyage, de guerre, de mort...

Je me suis laissée porter par tous ces personnages, par l'écriture, par cette belle région. 
Certains passages m'ont très fortement ramené à mon vécu, à ma famille, notamment dans les relations avec les enfants et plus particulièrement sur le fait de les laisser revenir d'eux-mêmes quand ils ont choisi de s'éloigner un peu...

De jolies illustrations parsèment ce livre sous la plume de Camille Penchinat, elles sont toutes fraîches et légères.

Des moments de vie, de jolis mots, il n'en fallait pas plus pour passer quelques bonnes soirées.

Et une phrase que j'applique très régulièrement ! "Et n'oubliez jamais que la lecture d'un livre n'est pas un devoir et que l'abandonner au bout d'une cinquantaine de pages barbantes n'est pas un sacrilège mais un impératif" p.22

 

Merci Claudie pour le prêt !

 

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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 17:00

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Quatrième de couverture :
Manchester, 1973. Tina, secrétaire dans une compagnie d'assurances, est bénévole dans une boutique caritative le samedi. 

Cette activité lui permet d'échapper quelques heures à Rick, son mari, violent et alcoolique. 

Alors qu'elle trie de vieux vêtements, elle découvre, dans la poche d'une veste de costume, une lettre jamais ouverte ni postée. C'est une demande en mariage, datée de septembre 1939. Troublée, Tina décide de retrouver la destinataire de ce courrier, Chrissie, pour le lui remettre. 

Une simple enveloppe peut-elle contenir la clé du bonheur ? Et le chagrin d'une femme saurait-il illuminer la vie d'une autre ? 

À plusieurs décennies d'intervalle, deux histoires d'amour brisées en plein vol, deux destins de femmes au cœur meurtri.

 

Mon avis :
J'ai déjà lu plusieurs romans avec ce principe de la lettre oubliée puis retrouvée qui permet de découvrir des évènements du passé.

Celui-ci est très réussi, je l'ai dévoré et beaucoup apprécié.

Les personnages sont touchants, leur vie est hors du commun.

J'ai grincé des dents, j'ai pleuré, j'ai souri, aux côtés de Tina en 1973 et de Chrissie en 1939.

Certaines femmes n'ont pas la vie facile, parfois la cause en est le conjoint ou la famille mais également la guerre qui pointe le bout de son nez.

Les violences familiales sont de plusieurs sortes, physiques ou psychologiques. Les unes sont aussi choquantes que les autres. Plusieurs passages de ce roman sont bouleversants.

Un beau roman.

 

Merci Nathalie pour le prêt

 

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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 17:27

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Quatrième de couverture :
« Ce sont eux qui décident. Pas moi. Je suis complètement dépendant de la cadence de la chaîne. » 

Erwan est ouvrier dans un abattoir près d'Angers. Il travaille aux frigos de ressuage, dans un froid mordant, au rythme des carcasses qui s'entrechoquent sur les rails. Une vie à la chaîne parmi tant d'autres, vouées à alimenter la grande distribution en barquettes et brochettes. Répétition des tâches, des gestes et des discussions, cadence qui ne cesse d'accélérer... Pour échapper à son quotidien, Erwan songe à sa jeunesse, passée dans un lotissement en périphérie de la ville, à son histoire d'amour avec Laëtitia, saisonnière à l'abattoir, mais aussi à ses angoisses, ravivées par ses souvenirs. Et qui le conduiront à commettre l'irréparable. 

Jusqu'à la bête est le récit d'un basculement, mais également un roman engagé faisant résonner des voix qu'on entend peu en littérature.

Mon avis :
L'auteur a écrit un roman social, sombre, qui se déroule dans un contexte économique difficile. 

Erwan travaille dans un abattoir et les descriptions sont très réalistes, on s'y croirait. Il est usé avant l'heure, le rythme est abrutissant.
"Me perdre dans le boulot. Dans le bruit. S'abrutir de bruit. S'abrutir de sang. S'abrutir de froid. Se glisser entre les vaches mortes. Se faufiler parmi les cadavres" p.30

Heureusement il y a la famille de son frère qui lui apporte un peu de douceur et puis Laëtitia qui lui offre une parenthèse enchantée.
"Laëtitia, les barbecues avec Jo, Audrey et les filles les dimanches après-midis. M'évader le week-end, pour oublier un peu l'usine, pour oublier le tintamarre de la chaîne. Mon réservoir à pensées heureuses" p.33

En fait il travaillait dans un abattoir car depuis "l'évènement" il est en prison, son voisin de chambre regarde la télé en permanence.
"et c'est face à ces rêves cathodiques que je tente de faire surface, de m'en recréer à moi aussi, des rêves, des rêves pour dans seize ans, si tout se passe bien, dans seize ans, quand je pourrai sortir et retrouver les beaux souvenirs du passé." p.100

L'auteur alterne le passé et le présent pour nous faire comprendre comment et pourquoi Erwan en est arrivé là.
"j'ai fini par trouver ce boulot à l'usine. Quinze ans d'absurdité. D'absurdité de la vie, où tout n'est qu'attente. Attendre la fin de la journée. La fin de la nuit. La fin de la semaine. Attendre les vacances. Attendre la retraite." p.48

Les phrases sont souvent courtes et percutantes, ce style haché se prête très bien au sujet du roman et à la dérive d'Erwan.
Un travail inhumain, brutal, un manque de considération et Erwan va plonger.

Tentée par ce roman car il se passe dans ma région, je savais que j'allais reconnaître certains lieux évoqués (mais bon Pornic en Vendée non !!!!).

Ce roman est brutal, il nous fait part d'un contexte social difficile mais malgré cela il se lit vraiment facilement tout en ne laissant pas du tout indifférent.

 

Livre emprunté à la

 

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Catégorie gros mot

 

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 17:11

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Résumé :
« Venge-nous de la mine », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J’allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n’avaient jamais payé pour leurs crimes.

 

Mon avis : 
J'aime beaucoup découvrir un roman sans trop en savoir et c'était le cas pour celui-ci.

Michel et Joseph sont deux frères très proches, la vie de Michel va être bouleversée par le décès de son frère aîné. Pour lui c'est la mine la coupable, c'est la mine qui a brisé sa famille. Michel prendra le temps mais il exercera sa vengeance comme son père le lui a demandé.

Sorj Chanlandon écrit ici un roman à la mémoire des mineurs et notamment ceux touchés par ce drame en 1974 suite à un coup de grisou, la terreur des mines.
Ce texte est très bien lu par Stéphane Boucher (il lui manque un petit accent du nord quand même dans certains dialogues...).

J'ai aimé être surprise car tout n'est pas aussi limpide que l'auteur veut nous le faire croire depuis le début. Dans cette histoire il y a des zones d'ombre qui vont s'éclairer à la grande surprise de la lectrice que je suis.

Un roman fort, un bel hommage aux mineurs.

Je suis originaire du Nord mais plutôt du pays du textile que du pays minier.
Ma première découverte de la vie des mineurs s'est donc faite par la lecture de Germinal pour le bac français (ça date...).
Il y a une dizaine d'années je suis allée visiter la mine de Lewarde dans le Pas de Calais, une ancienne mine de charbon, le guide était un mineur retraité, c'était très intéressant.

 

Lecture commune avec Enna (ici)

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Chez Sylire

 

Catégorie Passage du temps

 

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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 19:13

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Quatrième de couverture :
Un soir d'automne, juste avant l'heure de la fermeture, une femme terriblement séduisante passe le seuil de l'atelier de reliure de Mathilde. Astride Malinger, relieur-doreur de son état, vient solliciter le savoir-faire de sa consoeur de Montlaudun pour la restauration d'un ouvrage d'une valeur inouïe : un exemplaire du Premier Folio de Shakespeare. En acceptant cette collaboration inédite, Mathilde est loin d'imaginer qu'elle se lance à corps perdu dans un duel ardent avec une femme pleine de secrets et qu'un portefeuille rouge contenant des feuillets à l'encre passée va bientôt la mettre sur la piste d'une découverte stupéfiante... et d'un homme qui changera sa vie.

En donnant une suite à son roman La Relieuse du gué, Anne Delaflotte Mehdevi rend à nouveau hommage à la belle matérialité des livres et aux mystères de la chose écrite.

Mon avis : 
Quel bonheur de retrouver Mathilde, la relieuse du gué découverte en 2010 (ici).

Ce livre peut tout à fait être lu sans avoir lu le premier, ce n'est pas vraiment une suite mais on y retrouve les mêmes personnages.

J'ai été embarquée à la suite de Mathilde sur les origines de ce fameux portefeuille rouge, c'est vraiment très réaliste. Elle a toujours cet amour des livres, de la reliure, de la restauration.

Un peu de mystère, un peu de suspense, un femme mystérieuse et l'amour des livres. Un cocktail très réussi !

Livre offert par Saxaoul (son avis ici) : Merci encore !

 De cet auteur j'avais aussi beaucoup aimé La fugue (ici)

 

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 11:53

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Sans elle : 
Il était une fois une famille heureuse et unie. Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s'adoraient.
Jusqu'à un soir de feu d'artifice où l'une d'elles se volatilise brutalement.
Il était une fois deux fillettes inséparables.
Jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'une. Il était une fois une histoire qui n'a rien d'un conte de fées.

Mon avis :
Dès le début on sait qu'une des jumelles de cette famille va disparaître puisque c'est le sujet de ce roman.

Je n'en reviens pas que l'auteur ait réussi à écrire un livre aussi prenant de presque 400 pages uniquement sur la vie de cette famille après la disparition. C'est très fort !

Cette famille ne sera plus jamais la même, aussi bien les parents que la jumelle qui reste.
Un été sans sa sœur, un CP sans sa sœur, un Noël sans sa sœur, etc etc..... mais Coline veut toujours qu'on laisse une place pour sa sœur au cas où.....
et du côté des parents c'est plutôt et si ....  et si ...., des hypothèses sans fin, c'est vraiment insupportable et cela peut briser une famille. 

C'est le genre de live qui m'énerve, "allez je continue encore un peu", "allez encore un peu" et de fil en aiguille je me couche plus tard que ce que j'avais prévu. L'auteur tient le lecteur en haleine et cela a très bien fonctionné avec moi.

J'ai aimé la façon dont l'auteur explique comment Coline se construit malgré tout, comment les parents partent à la dérive. 

Et la fin ! je ne dirai que ça...

Maintenant j'ai très envie de savoir ce qu'aurait pu être la vie de Coline, celle de ses parents avec elle, Jessica. J'ai donc hâte de lire le deuxième volet écrit par Solène Bakowski.

Merci à Babelio pour ce titre.


Et grâce à Canel avec qui je forme un binôme de choc je vais bientôt pouvoir lire "Avec elle" qu'elle a reçu de son côté (nous nous étions organisées pour choisir chacune un titre de cette série pour pouvoir nous les échanger)

PS : sauf que .... j'ai reçu le mien 3 semaines avant elle et que par désespoir j'ai acheté "Avec elle" dans son format numérique, lu sur mon téléphone car je n'ai pas de Kindle et je n'ai pas réussi à mettre ce livre sur ma liseuse....

 

 

Avec elle : 
Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s'adoraient.
Avant de se jalouser et s'empoisonner.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n'a rien d'un conte de fées.

« Alors, voilà : Coline est solide, Jessica moins ; Coline répare quand Jessica détricote ; Coline pardonne quand Jessica commet.
Elles sont deux. Et le couple des parents peut bien s'écrouler, à elles deux, elles ont de quoi s'abriter. C'est sûrement une chance »

Mon avis :
C'est étrange de lire un roman qui commence de la même façon que celui qu'on a terminé il y a peu de temps. De nombreux points communs entre les deux romans sauf que dans celui-ci tout se passe "Avec elle", avec Jessica qui n'a pas disparu.

L'auteur prend le lecteur dans une spirale infernale et j'ai dévoré ce livre d'autant plus que j'étais en vacances.

Cette fois-ci c'est une relation toxique qui nous est décrite, une relation avec influence de l'une des jumelles sur l'autre.

La famille heureuse ne va pas forcément le rester très longtemps.

Ce roman est difficile à lâcher car on se demande jusqu'où l'auteur va nous emmener.

Au final je pense que j'ai préféré "Sans elle" que j'ai trouvé moins dérangeant. La relation des filles dans "Avec elle" m'a paru vraiment extrême et je ne sais pas si c'est très réaliste.

J'ai quand même passé deux bons moments, ma vitesse de lecture en est le témoin.

tous les livres sur Babelio.com
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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 17:51

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Quatrième de couverture :
Sur le parking d'un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable.

Laurent, en tenue de sport, a remis de l'ordre dans sa voiture. Il s'apprête à rejoindre femme et enfants pour le dîner. Avec Solange, rencontrée au lycée, la complicité a été immédiate. Laurent s'est longtemps abandonné à leur bonheur calme. Sa vie bascule quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois dans le foyer qu'ils ont bâti ensemble. À son retour, Solange trouve un cheveu blond...

Léonor de Récondo va alors suivre ses personnages sur le chemin d'une transformation radicale. Car la découverte de Solange conforte Laurent dans sa certitude : il est une femme. Reste à convaincre ceux qu'il aime de l'accepter.

La détermination de Laurent, le désarroi de Solange, les réactions contrastées des enfants - Claire a treize ans, Thomas seize -, l'incrédulité des collègues de travail : l'écrivain accompagne au plus près de leurs émotions ceux dont la vie est bouleversée. Avec des phrases limpides et d'une poignante justesse, elle trace le difficile parcours d'un être dont toute l'énergie est tendue vers la lumière.

Par-delà le sujet singulier du changement de sexe, Léonor de Récondo écrit un grand roman sur le courage d'être soi.

Mon avis :
Je ne m'attendais pas à ce qu'un roman sur le sujet du changement de sexe me touche autant, je ne suis effectivement pas du tout concernée ni de près ni de loin.

Le lecteur est plongé au cœur de cette famille dans laquelle tous les repères explosent.

Chaque personnage vit cette transformation de façon différente, Claire, 13 ans, est très attentive envers son papa, compréhensive aussi et pourtant ce n'est pas simple.
"Claire sort de l'enfance sans s'en rendre compte encore, le monde doux des parents, ce monde réconfortant, qui avait réponse à tout, devient rugueux, énigmatique, chargé de zones d'ombre." p.112

Pour Thomas, 16 ans, c'est beaucoup plus compliqué, l'image de son père en prend un sacré coup, et lui aussi dans sa construction en tant qu'homme. Pour lui c'est une trahison.
"Laisser passer le temps et partir, filer, se casser dans deux ans. Et puis parler qu'avec ceux qui me comprennent. Ceux que j'aurai choisis. Parce que mon père est cinglé, fou et furieux. Parce que mon père n'est rien. Parce que mon père est une pute" p.108

Solange, la femme de Laurent, aime son mari, jusqu'au bout et là je suis carrément impressionnée. Elle veut s'adapter, comprendre et accompagner.
"Elle est traversée par cette vérité. Elle pourrait la rejeter tout entière, mais elle n'y arrive pas, car il y a dans la sincérité de Laurent quelque chose qui l'émeut profondément." p 146

Et pour Laurent/Mathilda/Lauren, tout n'est pas simple mais depuis toujours il ne se sent pas homme, il est en décalage par rapport à son physique.
"Les visages, les corps, ce qui change et ce qui reste, pour qu'un jour l'adéquation se fasse entre l'intérieur et l'extérieur" p.212

Laurent se sent père mais a peur de ne plus être considéré comme tel. Il aime toujours Solange mais ne sait pas ce que leur couple va devenir.
"J'irai, j'y vais, mais cela n'empêche pas les zones d'ombre, de peur, d'effarement. Est-ce au risque de te perdre ? D'être femme, mais de perdre tout ce que j'ai construit en tant qu'homme ?" p.217 

L'écriture de Léonor de Récondo est très juste, très sensible, elle nous immerge au sein de cette famille bouleversée. 

L'avis de  Canel

Livre emprunté à la

 

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 17:38

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Véronique a plusieurs cordes à son arc : publicitaire ça c'était avant, mais aussi "tenancière" de maison d'hôtes avec son mari, ce n'est pas beau tenancière alors on va dire propriétaire et gérante d'une maison d'hôtes.
Je l'ai d'abord connu comme blogueuse littéraire (les livres de l'Arrajou ici), je la suis aussi sur Facebook.

Elle nous a fait une grosse surprise la cachottière car elle vient de publier un livre sur son expérience depuis 12 ans.

J'ai pris plaisir à lire tes chroniques Véronique, je les ai dégustées à petite dose le matin avant de partir au travail, sauf la fin que j'ai dévorée je l'avoue car j'étais en vacances.

Je me doutais que c'était un sacré boulot que tu faisais là au travers de tes remarques ici ou là, mais reçois toute mon admiration pour ces douze années. 
Douze années de lessives à gogo, de ménage en veux tu en voilà, de pâtisseries, de confitures, d'accueil avec le sourire quoiqu'il arrive et surtout des nerfs d'acier. 
Car les hôtes ne sont pas toujours faciles et même pire de véritables goujats parfois, des gens mal éduqués, sans gêne et même pire.

J'ai eu le sourire en te lisant, j'ai aussi grincé des dents. J'ai également admiré ton humour !

Je crois bien que tu avais évoqué sur FB les clients de ta dernière chronique, à demi-mots car tu es toujours discrète, j'avais bien senti qu'il avait dû se passer quelque chose de terrible.

Heureusement, il y a les mots gentils, les attentions, les bien élevés, les marrants, les sympathiques, les musiciens, ...

Bravo ! pour ton travail et pour ton livre, je n'ai pas pu résister à cet achat et à cette lecture.

Juste une chose : vous habitiez Paris et tout d'un coup hop on vous retrouve sur la côte Basque.... tu n'étais déjà plus publicitaire ? ou alors j'ai loupé un truc

J'ai aimé que tu retraces tout la mise en place de ce projet et qu'il n'y ait pas seulement des chroniques sur la vie de ta maison et de ses hôtes.

A quand le tome 2 ?

 

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 18:25

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Quatrième de couverture :
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord.
De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse, elle fera tout pour conquérir sa liberté.

L’une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l’« Underground Railroad », le célèbre réseau clandestin d’aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme.
À la fois récit d’un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l’Histoire, ce roman est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

Mon avis :
Grosse déception pour ce livre audio d'autant plus que c'est un sujet qui m'intéresse.
La vie des esclaves m'a toujours sidérée.
Ma première lecture sur le sujet a été Racines de Alex Haley quand j'étais ado, un roman marquant dans ma vie de lectrice.

Je n'arrive pas bien à déterminer si c'est l'histoire ou la voix de la lectrice qui m'a dérangée. Sans doute un peu des deux.

J'ai trouvé l'histoire assez décousue et en audio c'est moins facile qu'avec un livre entre les mains que l'on peut feuilleter.

Au début la voix de la lectrice ne me dérangeait et puis au fil de mon écoute je l'ai trouvée, comment dire, avec une sorte d'apitoiement dans le ton (je ne sais pas comment le dire autrement), une fausse douceur forcée.

Certains passages m'ont vraiment plu surtout quand l'histoire de Cora était racontée en continu sans interruption.

J'aurais peut-être préféré la version papier.

Le nom de l'auteur me fait sourire vu le sujet du livre : Whitehead ! 

L'avis très positif de Sylire (ici)

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Catégorie Moyen de transport

 

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