17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 17:27

...

 

Quatrième de couverture :
« Ce sont eux qui décident. Pas moi. Je suis complètement dépendant de la cadence de la chaîne. » 

Erwan est ouvrier dans un abattoir près d'Angers. Il travaille aux frigos de ressuage, dans un froid mordant, au rythme des carcasses qui s'entrechoquent sur les rails. Une vie à la chaîne parmi tant d'autres, vouées à alimenter la grande distribution en barquettes et brochettes. Répétition des tâches, des gestes et des discussions, cadence qui ne cesse d'accélérer... Pour échapper à son quotidien, Erwan songe à sa jeunesse, passée dans un lotissement en périphérie de la ville, à son histoire d'amour avec Laëtitia, saisonnière à l'abattoir, mais aussi à ses angoisses, ravivées par ses souvenirs. Et qui le conduiront à commettre l'irréparable. 

Jusqu'à la bête est le récit d'un basculement, mais également un roman engagé faisant résonner des voix qu'on entend peu en littérature.

Mon avis :
L'auteur a écrit un roman social, sombre, qui se déroule dans un contexte économique difficile. 

Erwan travaille dans un abattoir et les descriptions sont très réalistes, on s'y croirait. Il est usé avant l'heure, le rythme est abrutissant.
"Me perdre dans le boulot. Dans le bruit. S'abrutir de bruit. S'abrutir de sang. S'abrutir de froid. Se glisser entre les vaches mortes. Se faufiler parmi les cadavres" p.30

Heureusement il y a la famille de son frère qui lui apporte un peu de douceur et puis Laëtitia qui lui offre une parenthèse enchantée.
"Laëtitia, les barbecues avec Jo, Audrey et les filles les dimanches après-midis. M'évader le week-end, pour oublier un peu l'usine, pour oublier le tintamarre de la chaîne. Mon réservoir à pensées heureuses" p.33

En fait il travaillait dans un abattoir car depuis "l'évènement" il est en prison, son voisin de chambre regarde la télé en permanence.
"et c'est face à ces rêves cathodiques que je tente de faire surface, de m'en recréer à moi aussi, des rêves, des rêves pour dans seize ans, si tout se passe bien, dans seize ans, quand je pourrai sortir et retrouver les beaux souvenirs du passé." p.100

L'auteur alterne le passé et le présent pour nous faire comprendre comment et pourquoi Erwan en est arrivé là.
"j'ai fini par trouver ce boulot à l'usine. Quinze ans d'absurdité. D'absurdité de la vie, où tout n'est qu'attente. Attendre la fin de la journée. La fin de la nuit. La fin de la semaine. Attendre les vacances. Attendre la retraite." p.48

Les phrases sont souvent courtes et percutantes, ce style haché se prête très bien au sujet du roman et à la dérive d'Erwan.
Un travail inhumain, brutal, un manque de considération et Erwan va plonger.

Tentée par ce roman car il se passe dans ma région, je savais que j'allais reconnaître certains lieux évoqués (mais bon Pornic en Vendée non !!!!).

Ce roman est brutal, il nous fait part d'un contexte social difficile mais malgré cela il se lit vraiment facilement tout en ne laissant pas du tout indifférent.

 

Livre emprunté à la

 

...

 

Catégorie gros mot

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

sylire 18/03/2018 21:15

Une personne l'a présenté lors du dernier comité de lecture de ma bibliothèque. Elle n'a pas aimé cette lecture.

Sandrine(SD49) 20/03/2018 18:56

Alors que 2 de mes amis l'ont lu avant moi et ont aimé, c'est sûr que ce n'est pas gai mais assez touchant quand même

Présentation

  • : Pages de lecture de Sandrine
  • : La lecture est ma passion et elle ne s'arrange pas avec l'âge pour mon plus grand plaisir.
  • Contact

Mes lectures du moment

La grande escapade
  de Jean-Philippe Blondel

 

 

Blanc mortel
de Robert Galbraith (livre audio)

 

 

Pour me suivre sur Facebook
Les pages de lecture de Sandrine             

Emprunts à la bibliothèque

Romans

Mamie Luger
  de Benoît Philippon

 

La papeterie Tsubaki
   de Ito Ogawa


 

 

 

DVD

Le cercle littéraire de Guernesey

 

Archives

Challenges en cours

 

  

 

          

       

                    

 

     

Liens



 

Vendredilecture